Réunions de conseil

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Compte rendu – 29.03.2018

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Compte rendu du conseil du 4/07/14

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Photos anciennes de Sombacour

Notre commune

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Sombacour est un petit bourg situé dans le département du Doubs (25), de la région Franche-Comté. Les habitants de Sombacour sont appelés les Sombacourtois(es) Les 634 habitants de la commune vivent sur une superficie de 19 km² avec une densité de 32 habitants par km² et une moyenne d’altitude de 740 m. Le maire actuel de la mairie de Sombacour est Madame Maryse JEANNIN. Les villes voisines sont Bians-les-Usiers, Goux-les-Usiers, Chaffois, Évillers, Dommartin. Charmant petit village à proximité de Pontarlier (bourg de 20 000 habitants) situé à moins d’un quart d’heure de Pontarlier.


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Pour vous aider dans toutes vos démarches administratives, le secrétariat de mairie est ouvert tous les jours de 10h à 12h sauf le JEUDI (fermé) Tel : 03 81 38 28 82 mairie.de.sombacour@orange.fr

Secrétaire de Mairie : Hermance JEANNIN

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Employé communal : Thomas SIEVERT thomas-sievert

Saint Sébastien

Il s’agit d’une confrérie fondée en 1604. Son rôle, à la fois religieux et social, ressert les liens entre habitants. En effet, chaque mois, 3 messes sont célébrées pour les vivants et les défunts de la Confrérie. La plus importante cérémonie est le 3ème dimanche de janvier, jour le plus proche de la Saint Sébastien le 20 janvier. Au cours de cette messe, les pains bénis sont offerts à tous les participants. Afin de n’oublier personne, après l’office, les prieurs vont visiter les personnes âgées, les malades et les familles de nouveaux nés de l’année.

A l’église de Sombacour se trouve une statue de Saint Sébastien, soldat romain converti au catholicisme et martyre dont le corps fut criblé de flèches, puis soigné par une chrétienne avant d’être flagellé à mort. Il est le patron des archers.

A ce jour la confrérie compte plus de 300 membres, chiffre en augmentation régulière depuis ces 3 dernières années. La cotisation annuelle est de 2 €uros.

Si vous désirez plus de renseignements et nous rejoindre, contactez Louis Sievert au 03 81 38 24 25 ou Louis Jeannin 03 81 38 27 73.

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Secrets d’Histoire de Sombacour

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Petite introduction…

La France d’autrefois était formée par des centaines, voire des milliers de petits pays façonnés par la nature et par l’histoire. De taille variable, ils pouvaient coïncider avec un bailliage, une seigneurie, une région naturelle. Au nord-ouest de Pontarlier, nettement individualisé par la nature, le Val d’Usier semble bien avoir été l’un de ces petits pays. Un tout petit pays en vérité, puisque sur une dizaine de kilomètres, au contact d’un versant boisé et d’un fond en prairie s’égrènent trois villages seulement, du sud-ouest au nord-est : Sombacour, Bians et Goux les Usiers. Un territoire d’un peu plus de 5 000 hectares. Région déprimée se tenant autour de 700 mètres d’altitude au pied du Mont Séverin qui culmine à 900. Au sud le Val est fermé par le « cul de Boin » et l’on ne peut gagner Pontarlier que par le Col des Roches qui s’ouvre au niveau de Sombacour. Dans le Val le climat est déjà rude avec une moyenne de 1500mm de précipitations et une température moyenne d’été ne dépassant pas 16 °, le printemps et l’automne sont de courte durée. Au total une région qui forme bien une entité géographique.

A l’origine du peuplement, le château qui dominait Sombacour, ou la paroisse qui très tôt s’établit à Goux ?

En la pénombre documentaire du haut Moyen Age, il est impossible de le savoir : la première mention du château n’apparaît dans les documents qu’à l’extrême fin du XIIe siècle, et celle des trois villages qu’au XIIIe siècle. Quoiqu’il en soit, c’est la faim de terres qui a poussé les hommes à défricher le fond du val où, à la différence de la Chaux d’Arlier voisine, rien n’atteste une occupation celtique. Antérieure certainement aux premiers documents, l’occupation du Val n’en a pas moins été assez tardive.

C’est une originalité qu’il partage avec d’autres régions du Haut-Doubs, celle de Mouthe par exemple, d’altitude sensiblement plus élevée. Mais à Mouthe les seigneurs, en l’occurrence les prieurs de St Simon, puis les Jésuites de Dole ont toujours été bien présents. Ici on suit assez facilement la chaîne des seigneurs qui de l’abbaye d’Agaune et des sires de Salins, aboutit à Bonnaventure-Denis Vernier et au marquis de Monnier en passant par la maison de Joux, celle de Rougemont et un Watteville. Mais ces multiples changements, sans doute aussi les partages de la seigneurie, l’éloignement et la non résidence des seigneurs expliquent une moins forte pression qui n’empêche pas les retours offensifs, notamment au XVIIIe siècle, à propos de la jouissance des forêts.

L’élément moteur du Val, au temps de la civilisation traditionnelle, se situe en son centre même, ce sont ses trois communautés d’habitants, si étroitement imbriquées, à population longtemps si comparable qu’il est difficile de les dissocier : la paroisse primitive est à Goux, mais les foires et la justice se tiennent à Sombacour. Chaque communauté d’habitants a ses prudhommes et ses assemblées, mais longtemps les communaux restent indivis entre eux. Il y a vraiment une entité, le Val d’Usier, qui se distingue même par l’architecture de ses maisons. Ici c’est bien la maison bloc groupant tout sous un même toit, mais on ne trouve pas la cheminée à tué si caractéristique d’autres petits pays tous proches.

Extrait du livre “le val d’usier”, Malfroy, Guiraud, Olivier éditions Cêtre site internet : www.editions-cetre.com

A venir, chaque mois, des extraits sur l’histoire de Sombacour racontée grâce à l’ouvrage ci dessus. Ce mois-ci :

 

Une circulation des eaux capricieuse

Cet épisode glaciaire n’a pas eu une action suffisante pour enrayer les phénomènes karstiques fort nombreux dans le secteur. Rappelons brièvement que ces derniers sont liés à la nature perméable des terrains calcaires, ce qui détermine des processus d’érosion et des formes de relief très particulières qui se développent aussi bien en surface qu’en profondeur. En d’autres termes, le relief karstique est caractérisé par l’association de formes souterraines (galeries, grottes) et de formes subaériennes dont le développement est souvent dans la dépendance des premières : dolines, cavités diverses, gouffres plus ou moins comblés en sont les manifestations géomorphologiques les plus tangibles.

C’est ainsi que de nombreuses dolines et dépressions du même genre parsèment la surface topographique. Il s’agit de creux circulaires ou elliptiques de quelques mètres, souvent dissymétriques et généralement moins profonds que larges. Leur existence est liée à de micro-conditions structurales et climatiques. On distingue ainsi des dolines d’effondrement liées à l’affaissement de voûte de cavités sous-jacentes et des dolines de dissolution. Ce deuxième type provient de la dissolution du calcaire, surtout lorsque les eaux sont riches en gaz carbonique comme c’est le cas à la fonte des neiges. Les pertes de substance par des fissures ou diaclases provoquent en surface des tassements donnant naissance à des poches de dissolution. Si certaines de ces dépressions sont isolées, on remarque pour d’autres des groupements préférentiels. C’est le cas, entre autres, des dolines qui jalonnent le talweg de la vallée sèche coincée entre Pissenavache et l’anticlinal de Chaffois. Il en est de même près d’Evillers.

Mais il y a des phénomènes encore plus curieux et plus importants dans la contrée. Les calcaires jurassiques sont affectés par un réseau karstique qui draine les eaux de surface et désorganise l’hydrographie normale. Pierre Chauve, professeur à l’Université de Besançon, qui a étudié les problèmes hydrologiques du Val, a constaté les faits suivants :

« Le val des Usiers est assez plat de sorte que les écoulements temporaires ne suivent pas son tracé, mais le recoupent et se perdent dans le plateau. Ces écoulements ne subsistent qu’en période humide et sont dus à la concentration des précipitations sur les bassins marneux situés à l’amont sur Pissenavache. Parmi ces ruisseaux temporaires, il faut citer le Bief de Sombacour aux Planches. Les autres drains, plus réduits, provenant de Bians et de Goux sont drainés par une vallée qui aboutit au creux de Renale, point bas topographique où s’est développé un beau gouffre. Des pertes situées aux Planches ou le long de la vallée sèche qui aboutit au creux de Renale, absorbent les eaux de ruissellement. La capacité d’absorption de la plupart des exutoires est limitée, ce qui se traduit par des inondations temporaires des points bas. Les eaux infiltrées dans les calcaires alimentent les sources de la vallée de la Loue… ».

Les eaux des diverses sources ont ainsi tendance à se perdre, absorbées par le sol. Aussi n’a-t-on que des ruisseaux temporaires à l’origine des difficultés d’approvisionnement en eau que les communes du Val ont rencontré de tout temps. Tel est le cas des sources des Marnes et du Bidarion à Sombacour, de Vons à proximité de Bians, de la Combe Buhin près de Goux.

La structure géologique et les accidents tectoniques sont donc à l’origine de drainages souterrains complexes donnant naissance à des résurgences dont la principale est celle de la Loue. La Loue prend en effet naissance à 540 mètres d’altitude sur le territoire de la commune d’Ouhans. C’est un véritable canyon de quelques 250 à 300 mètres de profondeur qui barre le Val d’Usier de façon nette au Nord-Est. E. Fournier, R. Nuffer ont montré que cette rivière est alimentée :

- par les pertes du Doubs, en aval de Pontarlier ;
- par une partie des eaux d’infiltration du bassin fermé d’Arc-sous-Cicon ;
- par les pertes du Drugeon, moins connues que celles du Doubs ;
- par des gouffres et entonnoirs qui dominent la source au Sud et au Sud-Ouest et qui se trouvent par conséquent dans le Val d’Usier.

L’ensemble des pertes du Drugeon – particulièrement importantes au petit lac de Bouverans et vers les Granges Narboz – forme par exemple un cours d’eau souterrain dont on peut constater l’existence au fond du puits de Jardelle. Il s’agit d’un gouffre de 125 mètres de profondeur verticale, situé sur la commune de Chaffois, à l’ouest de la localité. Ce cours d’eau chemine de façon souterraine par le Val d’Usier et vient grossir les eaux de la source de la Loue. Il est encore alimenté par les eaux de ruissellement du Val, captées par une série de fissures et de gouffres. Les plus connus sont le Cul de Boin près de Sombacour, le gouffre rebouché de Baumes près d’Ouhans ou le Creux de Renale dont on a déjà parlé. C’est une magnifique excavation naturelle, en forme d’amphithéâtre, de 17 mètres de profondeur. Il constitue un des plus beaux sites naturels du Val, mais a été scandaleusement transformé en dépôt à ordures. Indépendamment de la nuisance esthétique, c’est une source de pollution pour les niveaux aquifères avec lesquels il est en relation.

On a également, plus au Nord, une circulation souterraine Ouest-Est jalonnée par les dolines de la vallée sèche d’Evillers et qui alimente une petite source sur la rive gauche de la Loue.

L’anastomose des réseaux souterrains et leur relation avec la source de la Loue ont d’ailleurs été confirmées par diverses expériences faites avec un puissant colorant, la fluorescéïne.

Ce qui frappe aussi dans le Val d’Usier, c’est la disparition des eaux superficielles. L’écoulement s’organise en profondeur, facilité par la présence de ces multiples fissures, gouffres et entonnoirs dont nous avons donné maints exemples et qui, parfois, peuvent poser problème ainsi qu’en témoigne leproblème du gouffre de Sombacour.

La hantise du « feu du ciel »

A plusieurs reprises, le conseil municipal de Sombacour s’inquiète des risques d’incendie. En 1849 (1er août), il décide de « faire une patrouille de nuit dans le village », en particulier pendant la saison des moissons, l’époque la plus critique « pour le fléau dont nous parlons ». Cette patrouille sera faite de « deux individus, à tour de rôle parmi les habitants de 18 ans et au-dessus » ; aucun individu ne pourra s’y soustraire.

Pourquoi cette crainte ?

On se souvient d’abord des incendies que connut Sombacour dans le passé ; mais il y a aussi tous ceux qui éclatent dans les villages du Haut-Doubs tout au long de cette période. Qu’on en juge !

En 1825, le feu détruit 50 maisons à Labergement Sainte-Marie, dans les premiers jours de juillet, et également la cure et l’église ; « et même les cloches et les vases sacrés ont été fondus ». On fait une quête à Sombacour ; en outre « on prélèvera 4 pieds sapin sur la marque de l’affouage 1826 de la valeur de 80 francs » pour être donnés aux habitants de Labergement, soit en nature, soit en argent (… « pour être distribués aux incendiés, comme ils trouveront convenir » ).

Incendie à Bouverans dans la nuit du 30 avril au 1er mai 1844 : la quête produit peu, « vu le peu de blé que les cultivateurs ont récolté l’année dernière » ; le conseil de Sombacour vote la somme de 500 francs, « à porter au budget sur l’exercice suivant ».

Incendie à Chaffois en 1850 : le maire de Sombacour est nommé par le Sous-Préfet (2 septembre) « commissaire pour la vérification des pertes occasionnées par le feu du ciel du 12 du mois dernier ». Nouvelle lettre du Sous-Préfet le 4 août 1853 : « un incendie épouvantable vient de réduire en cendres la plus grande partie du village de Frasne. Près de 500 personnes se trouvent sans asile et dénuées de toutes ressources ».

1854, incendie à Déservillers et à Septfontaines ; on abattra onze sapins pour « secourir les incendiés » : 200 francs iront à Déservillers ; 60 à Septfontaines, et le surplus dans la caisse municipale.

1855, incendie à Chapelle d’Huin ; le secours sera de 150 francs et on vendra 20 pieds de sapin sur les communaux. La même année, dans la nuit du 9 au 10 juillet, le feu éclate à Boujailles ; à nouveau, Sombacour vend 20 pieds de sapin pour un secours de 150 francs. En septembre encore, Levier connaît deux incendies ; un grand nombre d’habitants ont perdu tout leur mobilier et leur récolte ; le conseil vote 400 francs sur les fonds libres de la commune, mais cette somme sera couverte « par une vente de bois »…

La présence du feu est donc fréquente, et chaque fois s’est manifestée la solidarité des habitants de Sombacour – qui, chez eux, ont pris des mesures pour lutter contre le fléau. Revenons par exemple sur un arrêté du maire, Longchampt, en date du 9 novembre 1824, « pour empêcher la préparation du lin pour le battre pendant la nuit avec des chandelles ». Très dangereux ! déclare le magistrat de Sombacour ; ainsi a-t-on vu l’imprudence d’une femme qui avait mis du lin dans un four trop chaud – ce qui avait « mis le feu à la cheminée »…

L’arrêté comprend 3 articles :

-  « il sera défendu à tout habitant dans la commune de Sombacour de battre ou préparer son lin avant les six heures du matin et après cinq heures du soir sous peine d’être amendable ».
- Il est défendu également de « battre ou préparer du lin dans les appartements » (la poussière s’attache à la suie des cheminées, d’où le risque d’incendie) ; ces travaux ne peuvent se faire qu’en « dehors des maisons, comme il est d’usage dans quelques communes voisines ».
- Dans trois mois, obligation est faite à chaque particulier d’avoir une porte de four en fer, « afin de pouvoir tenir ferme ledit four au cas où le lin qui est dedans vienne à s’allumer (ce qui n’arrive que trop souvent) » ; car, lorsque la porte est en bois, on ne peut résister, « ce qui est très dangereux pour causer un incendie ».

Autre document : un rapport du 8 avril 1843 qui fait le bilan du matériel de lutte contre le feu dont dispose la commune. Soit 3 pompes, dont une grosse montée sur quatre roues, et 2 petites sur brouettes (elles sont « logées convenablement mais tenues mal propres ! », 24 seaux en toile imperméable et « tous les boyaux nécessaires ». Il faudra, ajoute le rapport, acheter 4 crochets et 4 échelles…

LE CHATEAU D’USIER ET LE BOURG

Quasiment mythiques et légendaires dans bien des esprits parce qu’ils ont aujourd’hui complètement disparu, le Château d’Usier et le Bourg sont mentionnés par quelques textes attestant – s’il en était besoin – de leur existence.

Le Château est signalé par une charte du XIIe siècle ; il était rattaché à la maison de Joux, et fut détruit successivement au XVe siècle par les Suisses, puis au XVIIe siècle par les « Suédois ».

Il est délicat de tirer de ces seuls faits une conclusion sur l’importance de cette fortification ; fut-il détruit parce qu’il ne s’agissait que d’une construction modeste, sans grande garnison, et donc facile à prendre ? ou, place forte relativement importante, sa destruction devenait-elle impérative pour assurer l’affaiblissement de la région, briser ou retarder son éventuel redressement militaire ? Les deux hypothèses sont plausibles, mais ne sont que des hypothèses.

Les archives communales de Sombacour conservent un document sur lequel est figuré le Château d’Usier. La construction est ici assez imposante, mais on ne peut attribuer à ce simple dessin une valeur de relevé architectural fiable. La question reste donc entière, et seule l’archéologie pourrait nous apporter de sérieux éléments de jugement. On peut cependant avancer, sans grand risque d’erreur, qu’il s’agissait d’une maison forte dotée de murailles, et, certainement, d’une importance inférieure au Château de Joux.

Le témoignage d’un anonyme du XVIIIe siècle renforce cette hypothèse ; la description qu’il nous a laissée permet en outre de reconnaître assez aisément l’emplacement de l’ensemble :

« C’est au dessus de Sombacour qu’était autrefois le Château de la maison d’Usier. Les ruines qui en restent font voir que les bâtiments en étaient très solides et les logements très spacieux. Sa position le rendait redoutable et difficile d’accès : il était placé sur le haut de la colline dont un côté domine toute la plaine et l’autre est terminé par un rocher qui par son extension resserre le passage en forme de gorge étroite pour entrer à Sombacour, ce qui le rendait maître de ce passage ».

Nous avons pu effectivement reconnaître sur le terrain la situation supposée de ce château, dont il ne reste actuellement rien d’apparent. Une végétation assez dense a envahi la quasi totalité des lieux, dissimulant complètement les quelques ruines qui pourraient encore demeurer en place.

L’ancien bourg n’a pas eu droit à plus d’égards de la part du temps : il n’en subsiste rien. C’est là une situation assez ancienne, puisqu’au XVIIIe siècle notre chroniqueur anonyme notait déjà :

« …de toutes les maisons du Bourg qui étaient autour du château il n’en reste qu’une ».

Ce bâtiment esseulé et épargné le fut peut-être jusqu’à une époque relativement récente (premier quart du XXe siècle) ; nous avons pu effectivement nous-mêmes enregistrer un témoignage oral, basé sur le souvenir et la tradition, faisant état d’un édifice appartenant à l’ancien bourg ; il a maintenant malheureusement lui aussi disparu. A l’heure actuelle, seule une « couverture » photographique aérienne précédant une fouille archéologique systématique, pourrait nous apporter de précieux renseignements sur l’implantation exacte, l’importance et la configuration du Château d’Usier et du Bourg.

En conclusion, nous ne pouvons que constater l’existence de l’un et l’autre, et regretter qu’il n’en subsiste rien, pas même des ruines.

Le Tacot ou tramway à Sombacour

LE TRAMWAY D’AMATHAY-VESIGNEUX

Dès avant 1914, la mode est aux tacots : le « tramway Pontarlier-Mouthe » avait été inauguré le 29 avril 1900. La ligne de Pontarlier à Amathay-Vésigneux avait été déclarée d’utilité publique par la loi du 20 mars 1913 et un arrêté préfectoral du 16 mai de la même année avait désigné les territoires des communes d’Evillers, Goux, Bians, Sombacour, Chaffois, Houtaud et Pontarlier comme devant supporter les travaux de construction de ce chemin de fer d’intérêt local. Le tracé pouvait paraître capricieux ; il s’agissait certes de desservir le maximum de communes, mais les contraintes du relief n’étaient pas moins exigeantes.

Entre Houtaud et le Val d’Usiers, il fallait vaincre la Côte du Fol et le Mont Séverin ; la seule possibilité était de contourner l’obstacle par l’Ouest – d’où le détour par Chaffois et les Entreportes (qui, par ailleurs, permettait la liaison avec Levier). Après la desserte du Val, le tracé reprenait la route de Nord vers Evillers et Amathay.

La guerre devait retarder la mise en chantier du projet, la procédure ne se poursuivant qu’en 1920, avec les arrêtés préfectoraux du 22 mars (ouverture des enquêtes) et des 28 mai et 5 juillet (déclarant « cessibles » les propriétés ou portions de propriétés désignées par les états parcellaires pour la construction du chemin de fer). Le 16 septembre 1921, un nouvel arrêté préfectoral fixe les sommes à offrir, pour indemnités, aux propriétaires et autres intéressés dans les « propriétés expropriées ». La ligne, comprise entre la limite des communes d’Amathay-Vésigneux et d’Evillers, et la station de Pontarlier mesure 25 896.98 m ; elle demandera un assez grand nombre d’expropriations. Sur la commune d’Evillers, 69 propriétaires sont touchés, 39 à Goux, 119 à Bians, 68 à Sombacour, 12 à Houtaud. Un supplément au Journal de Pontarlier du 27 mars 1920 avait publié un « Avis » au public concernant ces mesures :

« Le public est prévenu qu’en exécution de l’arrêté de M. le Préfet du Doubs, en date du 22 mars 1920, et en conformité des articles 4, 5 et 6 de la loi du 3 mai 1841 sur l’expropriation pour cause d’utilité publique, les plans, profil en long et notice descriptive du tracé, le tableau indicatif des ouvrages à exécuter, le plan parcellaire et tableau indicatif des propriétés à acquérir pour l’établissement du chemin de fer d’intérêt local d’Amathay-Vésigneux à Pontarlier, dans les communes d’Evillers, Goux-les-Usiers, Bians-les-Usiers, Sombacour, Chaffois, Houtaud et Pontarlier, ont été déposés à la mairie desdites communes et y resteront jusqu’au 10 avril 1920 inclusivement, afin que chacun puisse en prendre connaissance. Il est également déposé à la mairie un registre destiné à recevoir les déclarations d’élection de domicile, à faire en vertu de l’article 15, parag.2, de la loi du 3 mai 1841. Un registre d’enquête est ouvert à la mairie pour recevoir les déclarations et réclamations qui seront faites pendant le même délai. Après ce délai, toutes les pièces et observations seront remises à M. le Sous-Préfet de Pontarlier, président de la Commission d’enquête. »

Les travaux se poursuivront jusqu’en 1930. Mais les conditions d’exploitation vont poser quelques problèmes, que le cadre de cette étude ne permet pas d’étudier en détail. Retenons seulement que dans sa séance du 12 octobre 1929 le Conseil Général avait dû ajourner sa décision sur cette question et que le Conseil d’arrondissement du 4 aoùt 1930 donnait des signes d’impatience :

« Le Conseil renouvelle ses vœux antérieurs relatifs à la mise en exploitation au plus tôt de la ligne Amathay-Pontarlier-Levier et demande qu’une voiture automotrice soit tout au moins –dès maintenant – mise en service d’une façon permanente. »

La ligne était prête ; elle avait même fonctionné le dimanche 13 juillet à titre exceptionnel pour les fêtes d’aviation organisées à Pontarlier. Un service avait été organisé entre Amathay (12h20) et la capitale du Haut-Doubs (13h50). Il faudra attendre septembre pour que la mise en exploitation soit enfin décidée. Le mercredi 3, une commission administrative spéciale présidée par le préfet « a procédé à la reconnaissance du raccordement des lignes de Besançon à Pontarlier par Amathay, terminus actuel, et Andelot à Pontarlier par Levier. Les constatations faites ayant paru satisfaisantes, un avis officiel portera à la connaissance du public l’ouverture du trafic pour le dimanche 7 septembre.

L’horaire était le suivant :

Pontarlier 6.12 16 Houtaud 6.19 16.08 Chaffois 6.27 16.17 Entreportes, bifur. 6.38 16.27 Arrivées de Levier 6.35 16.24 Sombacour 6.45 16.35 Bians-Sombacour 6.48 16.39 Bians-les-Usiers 6.51 16.43 Goux-les-Usiers 6.54 16.46 Evillers 7.05 16.57 Granges Maillot 7.15 17.07 Amathay-Vésigneux 7.23 17.15 Amancey 7.45 17.39 ————————- Besançon Saint-Paul 9.14 19.08 Besançon Saint-Paul 6.10 16.02 ————————- Amancey 7.46 17.39 Amathay-Vésigneux 8.05 17.58 Granges Maillot 8.14 18.07 Evillers 8.20 18.13 Goux-les-Usiers 8.32 18.25 Bians-les-Usiers 8.34 18.27 Bians-Sombacour 8.40 18.33 Entreportes, bifur. 8.50 18.43 Départs sur Levier 8.50 18.43 Chaffois 8.59 18.52 Houtaud 9.07 19 Pontarlier 9.14 19.07

Les débuts furent sans doute modestes ; le 20 septembre, une publicité parue dans Le Pontissalien rappelle les avantages du chemin de fer :

« La Compagnie a l’honneur de rappeler au public qu’un service par automotrices confortables fonctionne régulièrement entre Pontarlier et Besançon, SANS CHANGEMENT DE TRAIN. La durée du trajet est de 3 h 02…Les gares d’Evillers, Goux-les-Usiers, Bians-Sombacour, Entreportes, Chaffois et Chapelle d’Huin sont ouvertes au service des marchandises, grande et petite vitesse ».

En 1931, la « Compagnie des chemins de fer du Doubs » accordera une réduction aux voyageurs « sur les réseaux de Pontarlier – Mouthe – Foncine et de Pontarlier – Besançon » pour un parcours supérieur à 40 kilomètres, les nouveaux tarifs étant applicables dès le 1er janvier. Il est vrai que le train s’arrêtait souvent (il suffit de compter les haltes et les gares dans le Val d’Usiers, séparées par un trajet de 3 minutes !) et que la moyenne horaire était bien basse (3 heures pour aller de Pontarlier à Besançon ! même si l’itinéraire prenait quelques chemins détournés !). Pourtant, on prit l’habitude d’utiliser le tacot entre Amathay et le Val d’une part et Pontarlier de l’autre, surtout les jours de foires et de marchés. En 1931, décision sera prise de « dédoubler le train n° 2 » au départ d’Amathay-Vésigneux les jeudis à partir du 2 avril. On pouvait ainsi quitter Amathay à 7 h 32 et arriver à Pontarlier à 8 h 38, passer la matinée en ville, à la foire ou chez les commerçants locaux, et reprendre le train à 12 h 20, sans être obligé d’attendre l’horaire normal de 16 h.

La circulation automobile était encore peu dense à l’époque ; pourtant le tracé de la ligne devait provoquer quelques accrochages. Le 4 juin 1931, un accident se produit aux Entreportes ; la voie ferrée traverse la route « à un endroit où la visibilité est loin d’être parfaite » ; une auto se dirige sur Levier et « se trouve tout à coup en présence du tramway qui débouchait sur la route ». La rencontre est brutale et les dégâts matériels importants. D’autre part, la concurrence de l’autocar commence à se faire sentir sur le parcours Besançon – Pontarlier. Le tramway d’Amathay poursuivra malgré tout sa carrière de chemin de fer d’intérêt local jusqu’après le seconde guerre mondiale…

Extrait du livre “le val d’usier”, Malfroy, Guiraud, Olivier éditions cêtre site internet : www.editions-cetre.com

Le problème de l’eau au 19 ème siècle

Quelle est donc la situation en ce domaine au début de la période ? Dans une lettre (14 janvier 1824) à Monsieur le baron Daclin, Sous-Préfet, le maire de Sombacour, Longchampt, explique la pénurie d’eau. A Sombacour, écrit-il, il n’y a que quatre petites fontaines, dont les sources sont peu abondantes dans les temps de sécheresse ; elles ne peuvent suffire aux habitants : il serait urgent de construire un réservoir d’eau, « qui serait alimenté par l’une de ces sources, qui le remplirait dans les temps pluvieux ».

D’autre part, un arrêté (approuvé par le Sous-Préfet et le Préfet en mars 1825) règlemente l’utilisation de l’eau dans les « bassins » du village. Les attendus de l’arrêté constatent que « les femmes se permettent de laver toute sorte de vilénies dans les bassins réservés pour faire boire le bétail, de sorte qu’une partie ne boive qu’avec répugnance et que l’autre ne boive pas ». Les bassins, en bois, sont pourtant divisés en deux parties : la première partie reçoit l’eau de la source « destinée à faire boire le bétail » ; la deuxième est réservée à « laver les linges et autres choses ». Dans certains quartiers de la commune, on lave indifféremment dans les « deux bassins de la fontaine » ; il faut alors conduire les bestiaux dans les fontaines des autres quartiers, « qui sont propres », ce qui « met la disette d’eau » dans toute la commune. L’arrêté interdit de laver du linge « ou autre objet » dans le premier bassin, sous peine d’amende.

S’il arrive qu’il n’y ait pas d’eau dans le deuxième bassin et peu dans le premier, la défense demeure, « vu que le besoin de faire boire est plus urgent que de laver quelques linges » ; d’ailleurs il y a des « réservoirs d’eau » dans le village où l’on peut prendre de l’eau pour laver (l’arrêté ne dit pas la qualité de l’eau dans ces réservoirs…). L’arrêté sera publié, affiché ; on mettra encore, sur chaque fontaine, « une plaque en gros caractères annonçant la défense ».

Quant aux travaux nécessaires, ils ne seront réalisés que lentement. C’est seulement en 1834 que sera construit – en pierres- le réservoir à « la source dite fontaine du Perron ». La « préparation du terrain », l’achat des pierres à la carrière et leur transport, la « taille des pierres pour la construction », le ciment, du « fer et du chêne pour la porte et la serrure » – et le 1/10e de bénéfice pour l’entreprise – font monter le devis (28 juin 1834) à 128.25 francs. En 1837, une première fois, puis en 1838, Sombacour demande à l’administration forestière l’autorisation de vente pour une partie du quart de réserve, afin de financer la distribution d’eau. Car les fontaines sont « établies dans un état très coûteux », les conduites (en bois de Sapin) doivent être réparées souvent ; on a même dû abandonner une bonne fontaine « au dessus du village » parce qu’elle demandait trop d’entretien. Il faudrait rétablir cette fontaine, refaire les conduites « en fonte et en fer »… et vendre 12 à 13 ha de vieux chênes, qui pourraient valoir environ 6 000 francs. L’opération ne nuirait pas à la forêt (cette vente ne représenterait d’ailleurs que le 1/5e de la réserve), puisqu’on remplacerait les vieux chênes par « de jeunes plants de même essence » et par des sapins. Il fallut attendre ; le Sous- Préfet avait seulement répondu à la demande du maire qu’il était « à croire que l’administration forestière s’en occupait » !

En 1843, le financement continu à se révéler difficile, d’autant que la commune a été autorisée à acheter une partie du Bourg « pour se procurer de l’eau ». Le devis de la conduite d’eau de cette source du Bourg est dressé par l’architecte Pompée. Mais il n’y a pas assez de « fond de caisse » : on n’exécutera qu’une partie du projet en 1843, jusqu’à l’embranchement du chemin vicinal de Sombacour à Chaffois. C’était compter sans le mécontentement de certains habitants ; la conduite ne va pas assez loin dans le village, et justement là où il n’y a pas encore de fontaine (…et les autres fontaines sont éloignées de ce quartier !).

Il faudra bien tenir compte de ces protestations : le conseil décide « d’achever la conduite », mais étant donné le montant du devis (5 234 francs), on ne mettra pas en place les bassins prévus ; on pourra, en attendant, se servir des vieux bassins « qui sont vers les sources ». Les bassins de la fontaine du Bidarion ne seront installés qu’en 1854 : on vendra des sapins pour couvrir les frais…

Extrait du livre “le val d’usier”, Malfroy, Guiraud, Olivier éditions cêtre site internet : www.editions-cetre.com

Le gouffre de Sombacour

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A la fin de l’année 1971, la route qui conduit de Sombacour à Bians se fissure et l’effondrement du sous-sol entraîne un affaissement de la chaussée. Ce n’est pas la première fois que cela se produit mais le phénomène est suffisamment important pour que les services de l’Equipement décident de couper la route.
 
On ne peut en effet continuer à laisser passer les véhicules, les poids lourds entre autres, sans risque d’accident ; ce qui impose une déviation de près de 5 kilomètres. On découvre la cause du phénomène. La route enjambe un véritable gouffre aux dimensions imposantes, d’une quinzaine de mètres de profondeur, au fond duquel coule un petit ruisseau qui disparaît sous terre. Le village s’est trouvé ainsi coupé en deux parties. Heureusement, un passage contournant l’accident a permis aux riverains de pallier l’inconvénient né de cette situation, car divers contretemps ont retardé l’exécution des travaux qui ont duré plus d’un an.
 
Extrait du livre “le val d’usier”, Malfroy, Guiraud, Olivier éditions cêtre site internet : www.editions-cetre.com

Histoire résumée

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Merci à Jean Pierre GURTNER pour ce texte ci dessous à savourer sans modération

Promenade dans les mouvements de l’histoire :

L’histoire de Sombacour est liée à celle de son château.

Entre réalité et légendes, l’histoire débute dans la nuit des temps de l’an 1000. A l’époque, les souvenirs du passage des Sarrasins et des Hongrois font craindre de nouvelles invasions et désastres, aussi se construit un simple repaire sur un éperon rocheux, une défensive très modeste (1199), surplombant le passage du col des Roches et les forêts sauvages avec un bourg à proximité. Sires de Salins d’abord, puis sires de Joux se succèdent. On ne sait quel est le seigneur que la légende transforma en bloc de pierre, au pied du Col des Roches, pour avoir refusé l’aumône aux chanoines d’Agaune portant les reliques de Saint-Valère ! Dans cette féodalité du Moyen Age, les terres et le château passent ainsi dans la famille de Guillaume de Rougemont et de sa lignée.

Les mouvements de l’histoire connaissent les premières souffrances, fin XV° siècle, lorsque les Bernois en traité secret avec Louis XI entrent en guerre contre Charles le Téméraire, Duc de Bourgogne et de la Comté. Fin mars 1475, treize cents Suisses franchissent le Doubs, s’emparent de Pontarlier, se replient dans le Val d’Usiers puis repartent. Rencontrant 2 000 Bernois qui venaient à leurs secours, les revoilà à Pontarlier, semant à nouveau la terreur jusqu’au château d’Usiers. Charles le Téméraire, qui guerroie dans la Lorraine, se met en mouvement avec plus de 30 000 hommes, pour rejoindre d’abord La Rivière, le 7 février 1476, puis la Suisse.

Vaincu le 2 mars à Grandson puis le 22 juin à Morat, il s’en revient à nouveau à La Rivière, repasse aux Usiers le 25 septembre, part rejoindre Nancy et y meurt le 5 janvier 1477.

Philippe de Hochberg, allié de Louis XI est le nouveau souverain d’Usiers. Il restaure le château, l’église qui porte ses armoiries et fait alliance avec Maximilien d’Autriche, lorsque la Comté n’est plus française (1494). En 1549, c’est Simon d’Eternoz qui est gouverneur d’Usiers. Les malheurs reprennent deux siècles plus tard.

Le 20 janvier 1639, les Suédois dirigés par Saxe Weimar, aux ordres de Richelieu, tuent, brûlent et pillent notre Comté et le Val d’Usiers. Année fatale ! On dit encore « cruel comme un suédois » tellement le carnage est sans merci. La peste afflige les gens et le bétail et la misère est immense. Fin 1640, un deuxième brigand, un capitaine Robert originaire de Liège, transforme le château en un véritable repaire de bandits et saoulards. Robert d’Usiers et sa bande terrorisent les paysans jusqu’à Levier, Salins, Pontarlier. En juin 1641, le gouverneur et la milice les saisissent et les enferment dans les geôles d’Ornans.

Le traité de Westphalie arrête le conflit mais la Paix des Pyrénées en 1659 ramène le Val et la Comté dans la cour d’Espagne. Huit ans plus tard, nouvelle conquête, c’est Louis XIV qui prend soin de démanteler tous les châteaux. Ainsi en 1674, le château d’Usiers comme celui de Saint-Asne auront cessés d’exister, démantelés. Entre temps,

En 1604 la Confrérie de St Sébastien est fondée. Elle regroupe tous les habitants de Sombacour et du Bourg, fermes situées à proximité du château. Les sieurs Racle et Nicod en sont les premiers prieurs. Ils prêtent serment et gouvernent la dite Confrérie en gérant les revenus des cotisants et les amodiations au nombre de sept : le champ de sous le rin de la bataille, le pré de la Cuche, le petit champ Dolans et 4 portions de prés. Ils président aussi le tribunal de la Confrérie ; et malheur à celui qui ne veut pas se soumettre à leur verdict, il est déshonoré. La route du « col des Roches » est une route royale d’Ornans à Pontarlier Sombacour est en conflit, fin XV° siècle jusqu’en 1717, avec les villages voisins pour fixer définitivement les bornes de propriétés et partager les communaux.

Les incendies aux siècles suivants sont nombreux dont ceux de 1718 et de 1807. Les guerres marquent encore les esprits, celle de 1871 voit l’Etat-major du 15° régiment français tomber aux mains des Prussiens avec des morts enterrés à coté de l’église. L’été 1914 mobilise le départ d’appelés pour le front de ce premier conflit mondial. Les pertes sont lourdes pour le village, trente et un sont inscrits sur le monument aux morts ainsi que quatre appelés durant la seconde guerre mondiale. Un petit maquis de résistance se manifesta en fin de conflit. Les guerres d’Indochine et d’Algérie augmentèrent de quatre décès les « morts pour la France ».

A partir des années 1970 le village connaît de nouvelles constructions dans de nouvelles rues étirant le village sur un petit versant face au calvaire.

Début XXI° siècle, des lotissements privés « remplissent » les clos et complètent les décisions municipales d’un accueil plus large de nouveaux arrivants dans le bassin économique de Pontarlier et de la zone frontalière avec la Suisse. Le presbytère est devenu en 1998 un ensemble de logements communaux.
Cartulaire Hugues de CHALON 1220-1319 (édit 1904) ; dictionnaires des communes 1982-1987 M. Malfroy, B. Olivier, J Guiraud ; monographies de villages : H Gauthey (1949), Ch Huot-Marchand (1897), E. Bousson (1889) A Pidoux de la Maduère (1937) , Son et lumière Sombacour (2007), Bulletins municipaux des communes.

Promenade dans le village

Goux les Usiers, Bians les Usiers et Sombacour forment une véritable « conurbation rurale ». C’est l’originalité de ce Val d’Usiers : trois villages « pied-de-versant » adossés à la rupture de pente d’un pli jurassique, le Mont Séverin et présentant trois clochers distincts. Contrastes extrêmes d’édifices entre l’école intercommunale et son périscolaire construits en 2013 et l’église avec sa nef (1493) et son clocher porche du XV°. Si tous les deux s’adossent sur « La Côte » comme symboles d’institutions et de valeurs, l’église et son clocher, sur un éperon rocheux, impose à tous sa présence, montrant l’heure et sonnant les offices.

A l’opposé, l’école recherche la fluidité et l’harmonie avec son environnement. Construite aux normes BBC, chauffée aux énergies renouvelables, sa réalisation tient compte de la lumière naturelle et des conditions de bien-être des enfants. L’église dédiée à Saint-Gervais et Saint-Protais présente une architecture de style gothique avec des voutes d’ogives couvrant la nef. Le mobilier avec les statues de Saint Paul et Saint Claude, la chaire à prêcher et les fonds baptismaux rappellent la signature du Maître sculpteur, Augustin Fauconnet (1701-1781).

Une statue plus récente de Saint Sébastien, en l’honneur de la confrérie, impressionne toujours le visiteur. Le clocher-porche du XV° est surmonté d’un toit à l’impérial, plus tardif, caractéristique des clochers comtois. En face, le mont calvaire avec ses treize oratoires a été érigé à l’initiative de l’abbé Perrot entre 1864 et 1902 et financé par les dons des paroissiens. La dernière station, dite « le Gisant » a été terminée en 1956. A ses pieds, le monument aux morts date de 1923. La maison commune, mairie, en face, a été construite entre 1825 et 1835.

La promenade au village permet d’admirer une ferme ancienne XVII°, des avancées de toits avec galeries de bois appelées soulerets, la fontaine restaurée de Miville et le buste du général Longchamp.

Louis Longchamp (1770-1832) s’est illustré dans les campagnes napoléoniennes d’Italie et d’Egypte. Blessé durant cette dernière, il est promu baron et commandeur de la légion d’honneur. De retour au pays, prieur de la confrérie Saint-Sébastien et sans enfant, il laisse sa maison et ses biens à la commune.

A proximité du stade, des aires de jeux et de tennis, une petite gare servant aux deux villages de Sombacour et Bians, rappellent qu’une ligne de chemin de fer métrique, le tacot, permettait aux habitants d’alors de voyager pour Pontarlier, Levier et Besançon entre 1931 à 1951. J.P. Gurtner , les soulerets et fermes du plateau de Levier (1995), panneaux SIADET (1997) Le patrimoine des communes du Doubs, canton de Levier M. Malfroy, F. Orel (2001)

Lecture du paysage

Depuis le sommet du calvaire, d’un dénivelé de 100 m, la vue plongeante sur le village en fait un point d’observation exceptionnel dans le département du Doubs. Au Sud, le paysage se ferme avec une imposante forêt de résineux, c’est le « Cul de Boin », un nom évocateur pour désigner un endroit clos. Quatre exploitations blocs ou avec stabulation et hangars fourrage- matériel et une porcherie ont organisé de façon fonctionnelle l’espace par la gestion de longues parcelles en bandes.

De nombreux tracteurs franchissent le « Col des Roches » au pied du calvaire. En fait les terres agricoles sont aussi présentes à l’arrière du mont-calvaire, après « les marnes », un ensemble de prairies naturelles en direction de Pontarlier. A l’opposée, la partie Nord, plus dégagée permet d’apercevoir l’extrémité de la rue des trois fontaines de Bians et des exploitations agricoles de Goux. Le « Bois du Désert », au dessus d’Evillers ferme la ligne d’horizon ainsi que les falaises d’Hautepierre le châtelet, dominant la vallée de la Loue. Sous nos yeux, la rue principale aligne des fermes anciennes XVII° et XVIII°.

D’amples versants de toiture coiffent à la fois de larges pignons avec talvanne de bois et des galeries en gouttereaux, les soulerets. Ces silhouettes semblent écrasées au milieu de bâtiments du XIX° plus nombreux, orientés différemment et imposants leurs toits élancés. Des retouches architecturales début XX° avec des toits retournés et des « allongements en équerre » pour héberger plusieurs ménages, complètent ce patrimoine consacré à l’élevage bovin nécessitant de vastes écuries arrangées en « rins » successifs et coiffées de vastes granges permettant l’affouragement hivernal. Sombacour possède sa fruitière à Comtés transformant le lait d’une partie des troupeaux de montbéliardes du village et dont les agriculteurs sont réunis en coopérative de transformation. Son terroir a été étudié par la composition des sols et flore plus caractéristique. L’église, la maison commune, la salle des fêtes, l’ancienne école et maison du général Longchamp ainsi que son buste constituent le cœur historique du village. Fin XX°, des lotissements puis des pavillons récents, des réhabilitations de corps de fermes…ont progressivement densifié l’urbanisme et créé de nouvelles rues à caractère plus résidentiel. Le fond de scène est fermé par des haies qui se resserrent au « bois des creux » en une forêt de feuillus.

Les maisons neuves et un atelier de menuiserie complètent la perspective en prolongeant les parcelles d’origine. Certaines d’entre elles sont en cultures pour l’autoconsommation, témoignant de la qualité des sols dans ce synclinal du Val. A l’arrière, non visible, tout un ensemble de pâturages de faible profondeur repose sur un milieu karstique parfois apparent et segmenté par des haies et arbres imposants le long de la RD 6 en direction de Grange Rouge. Enfin, en haut du calvaire, on peut se laisser aller à la rêverie en imaginant, au dessus du « Col des Roches » le château forteresse d’autrefois et en contemplant les formes étranges des roches, suzerains inhospitaliers changés en statues de pierre. J.P. Gurtner Etudes de paysages cours LAT Lasalle ; Fiches villages (1995) ; Flore des prairies destinée à l’AOC CIGC (1997)

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Horaires à Respecter

Selon l’arrêté Préfectoral

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Les travaux de bricolage ou de jardinage réalisés par les particuliers à l’aide d’outils ou d’appareils causant une gêne en raison de leur intensité sonore (tondeuse à gazon), ne peuvent être effectués que :

  1. les jours ouvrables de 8h30 à 12h00 et de 14h00 à 19h30
  2. le samedi de 9h00 à 12h00 et de 15h00 à 19h30
  3. le dimanche et jours fériés de 10h00 à 12h00

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En cas de non respect de ces horaires, le Maire et les services de la Gendarmerie sont chargés de faire respecter l’exécution du présent arrêté.

Divagation des animaux rappel de l’article 213.2 du Code Rural qui précise La divagation des chiens et des chats est interdite

Pour les chiens : est considéré en état de divagation tout chien qui, en dehors d’une action de chasse ou de la garde d’un troupeau, n’est plus sous la surveillance effective de son maître, se trouve hors de portée de sa voix ou de tout instrument de rappel, ou à une distance de plus de 100 mètres. Certains chiens réputés dangereux doivent être déclarés en mairie selon réglementation. Pour les chats : est considéré en état de divagation tout chat non identifié trouvé à plus de 200 mètres des habitations, ou trouvé à plus de 1000 mètres du domicile de son maître et qui n’est pas sous la surveillance immédiate de celui-ci.

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La Poste

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Horaires du bureau de Poste de SOMBACOUR :

  • du mardi au vendredi de 9h15 à 12h
  • samedi de 9h à 12h.
  • fermé le lundi.

 

Horaires du bureau de Poste de GOUX LES USIERS :

  • du lundi au vendredi de 14h15 à 17h00
  • samedi de 8h45 à 11h45.
  • fermé le mercredi

Sapeurs pompiers

CENTRE DE PREMIERE INTERVENTION RENFORCE DU VAL D’USIERS

Avec un effectif de 18 pompiers volontaires et engagés le CPIR du Val d’Usiers assure les secours à personnes et défense incendie.

Sous le commandement de l’Adjudant SAILLARD David, le CPIR du Val d’Usiers est toujours en quête de nouvelles formations, de nouvelles technologies et souhaite vivement recruter de nouvelles personnes dynamiques.

Vous souhaitez vous investir et rejoindre une équipe soudée et professionnelle au sein de la famille des sapeurs pompiers : contacter David (chef de centre) au 06 85 59 64 26 ou Fred (adjoint au chef de centre) au 06 71 10 94 54

CPI du Val d’Usiers – 5 Place du Général Lonchamp – 03 81 38 28 59

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Décheteries / Ordures ménagères

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Depuis le 1er juillet 2012, la carte d’accès en déchèterie est obligatoire.

Si toutefois vous l’avez égarée vous pouvez contacter ce numéro vert : 0800 970 071 *appel gratuit depuis un poste fixe.

Suivre ce lien pour la collecte des bacs : www.smcom-haut-doubs.fr/la-c…

 

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Suivre ce lien pour les horaires décheteries : www.smcom-haut-doubs.fr/les-…

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Amélioration de la traçabilité des déchets du BTP, et la lutte contre les dépôts sauvages de déchets inertes, conformément aux objectifs fixés par la Loi relative à la Transition Énergétique pour la Croissance Verte (LTECV) d’août 2015.

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Hébergement en gîtes

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La loge comtoise est un gite neuf de plein pied, chaleureux ou le bois est omniprésent. Cette ancienne écurie a chevaux est indépendante, elle possède un parking privé, un abri voitures, motos, vélos…, d’une cuisine entièrement équipée (four, plaques vitro, frigo, micro onde…) d ’un salon ; WC séparé, salle de bain avec double vasques et douche a l’italienne 120/90, une lingerie.Salon de jardin , barbecue ….

Pour le repos de nos hotes nous disposons d ’une chambre avec lit de 140/200, une autre avec lit de 160/200, lit de 90/200 et 1 convertible dans le salon. Le gite dispose de la wifi .

Site internet : www.logecomtoise.fr

N° de tel :06.77.73.95.40 ou 03.81.69.34.11

Adresse : 11 Impasse de la pépiniere – 25520 Bians les Usiers .

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Vigilance échinococcose

Soyez vigilants avec vos animaux

L’échinococcose est une maladie grave qui reste longtemps inapparente. On observe une dizaine de nouveaux cas par an et la maladie semble progresser.

L’homme se contamine en avalant les œufs du parasite : au contact des animaux parasités (chien et chat principalement, parfois renard), par la consommation de plantes ou de fruits crus, en manipulant la terre (agriculture, jardinage, …).

Sans provoquer de symptômes, les larves se développent pendant plusieurs années dans le foie pour former une tumeur. Elles peuvent aussi “coloniser” d’autres organes (poumon, cerveau,…).

Les signes de la maladie sont tardifs :

douleurs abdominales, jaunisse, fièvre, associées à un gros foie. L’échographie, puis le scanner ou l’IRM permettent de poser le diagnostic. Un test sanguin peut le confirmer.

Quelques règles simples pour votre alimentation :

  1. ne mangez jamais de plantes sauvages ou de fruits crus même après congélation (pissenlits, myrtilles, champignons, mûres,…) 
  2. Lavez systématiquement fruits et légumes, cuisez-les 
  3. Lavez-vous les mains après avoir touché la terre, caressé un animal 
  4. Rappelez-vous que le parasite est tué par la chaleur (pas par le congélateur, l’eau de javel ou le vinaigre)


Quelques règles simples pour les animaux familiers :

  1. Ne laissez pas chats ou chiens divaguer. Vermifugez-les 2 fois par an sous contrôle vétérinaire 
  2. Mettez des gants pour les laver

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ATTENTION LA FRANCHE COMTE FAIT PARTIE DES REGIONS A RISQUES

Tarifs communaux

Tarifs des locations 2015

SALLE DES FETES

HABITANTS de SOMBACOUR

Repas 1 jour : 130 Euros – Repas 2 jours : 180 Euros – Apéritif 1 jour : 70 Euros – Salle seule 1 jour : 70 Euros – Réveillon Nouvel An : 250 Euros

TRAITEUR SOMBACOUR

Repas 1 jour : 250 Euros – Repas 2 jours : 300 Euros – Réveillon, Nouvel An : 350 Euros

HABITANTS DU VAL D’USIERS OU ORIGINAIRE DE SOMBACOUR

Repas 1 jour : 250 Euros – Repas 2 jours : 300 Euros – Apéritif 1 jour : 150 Euros – Salle seule 1 jour : 100 Euros

HABITANTS EXTERIEURES ou SOCIETES EXTERIEURES

Repas 1 jour : 280 Euros – Repas 2 jours : 400 Euros – Apéritif 1 jour : 170 Euros – Salle seule 1 jour : 120 Euros

ASSOCIATIONS DU VAL D’USIERS

Gratuit une fois l’an, sauf manifestation payante

LOCATION VAISSELLE HABITANTS ou SOCIETES de SOMBACOUR

0.20 Euros/pièce et 0.10 Euros – le couvert avec un plafond de 25 Euros

 



SALLE DU 3ème AGE

HABITANTS DE SOMBACOUR POUR CÉRÉMONIES (mariage/baptême/communion)

Repas 2 jours : 80 Euros – Apéritif 1 jour : 60 Euros

 



AUTRES SERVICES

Scie communale prix de l’heure : 30 Euros

Tracteur – Benne et employé prix de l’heure : 50 Euros

Facturation minimum 1 heure Employé seul (ex : débouchage d’égout) prix de l’heure : 21 Euros

Facturation minimum 1 heure Déneigement – prix de l’heure : 50 Euros

Corbillard gratuit pour les personnes de Sombacour (pour Pontarlier et Levier) ; 50 € pour les personnes de Sombacour (déplacement Besançon)